Le dossier concerne le camping de la Ferme de Vaux à Gisors, qui fait l'objet d'un véritable feuilleton juridique opposant la municipalité aux résidents. [1]
Le 10 septembre 2026, le Tribunal administratif de Rouen a rendu une décision majeure en annulant les arrêtés municipaux de fermeture du camping. [1, 2]
Les éléments clés de la procédure et la situation actuelle se déclinent ainsi :
1. Pourquoi le camping a-t-il été fermé ?
Le maire de Gisors avait ordonné la fermeture totale et interdit l'accès au site fin 2023 / fin 2024, une décision renouvelée par arrêtés successifs tous les six mois. La municipalité s'appuyait sur le rapport d'une commission de sécurité préfectorale ayant mis en avant d'importantes non-conformités et des risques, notamment liés aux systèmes de chauffage dans les chalets. [1, 2, 3]
2. La décision du Tribunal Administratif (Septembre 2026)
Le tribunal a donné raison aux résidents en jugeant que l'interdiction totale d'accéder au site était une mesure disproportionnée. Si le juge a reconnu la réalité des problèmes de sécurité relevés par la mairie, il a censuré le fait qu'aucun accès n'était ménagé pour les propriétaires et résidents (environ 150 personnes concernées). [1, 2, 3]
3. La position actuelle de la mairie de Gisors
Malgré ce revers juridique, la Ville de Gisors maintient fermement sa position : [1]
Elle indique avoir mis fin à l'ensemble des baux accordés sur les parcelles, conformément aux clauses contractuelles.
Elle rappelle que le terrain reste une propriété privée appartenant à la commune.
L'accès au public reste interdit. Les anciens locataires sont uniquement autorisés à pénétrer sur le site sur rendez-vous avec les services municipaux pour récupérer leurs biens personnels. [1]
4. Les procédures encore en cours
Le conflit n'est pas totalement éteint. Parallèlement au volet administratif qui vient d'être tranché, une procédure devant le juge judiciaire reste en cours concernant la fin des baux et l'occupation des lieux. [1, 2]
Souhaitez-vous obtenir des précisions sur les arguments des résidents, l'impact sur les propriétaires de chalets, ou sur les détails d'un autre site (comme le fait divers lié au camping de Dangu) ?
Une enquête sociologique a été menée entre 2012 et 2016 dans un camping bas de gamme de la région parisienne, ouvert depuis les années 1960 et racheté dans les années 2000 par la municipalité.
Ce camping propose des emplacements résidentiels, louables à l’année. Ils sont à distinguer des emplacements touristiques, destinés aux touristes pour une ou plusieurs nuitées.
La location de ces emplacements n’est pas soumise aux mêmes droits et obligations que la location d’appartement ou de maison individuelle.
Dans ce dernier cas, le bail qui lie locataire et propriétaire encadre l’acte de location concernant le montant du loyer, les modalités de paiement et de préavis, la durée, les travaux, etc.
Il explicite aussi les obligations et protège les différentes parties en cas de litiges. Par exemple, les propriétaires doivent assurer un logement décent, sans risques physiques ou sanitaires et une jouissance paisible du logement.
De plus, les expulsions sont interdites pendant la trêve hivernale. De leur côté, les locataires s’engagent à payer les loyers et les charges, à entretenir et ne pas sous-louer leur logement. Ainsi, dans le cas d’impayés, les propriétaires ont la possibilité de mandater un huissier et porter plainte.
Par la suite, un commandement de payer voire un ordre d’expulsion est transmis aux locataires. Dès lors, ces derniers peuvent se tourner vers diverses institutions, dont par exemple la préfecture, pour se renseigner sur des dispositifs d’aide et des solutions d’hébergement.